DARK SOULS

Les ténèbres sont là... Et elles veulent jouer !

 

S’adonnant à son jogging matinal, Johanna est agressé par un inconnu qui lui fore le crâne à l’aide d’une perceuse. Lorsqu’on lui téléphone pour lui apprendre le meurtre de sa fille, Morten ne peut y croire : Johanna vient de rentrer, hagarde, un fluide noir s’écoulant de sa bouche. Accablé par la lente dégradation physique de sa fille, Morten va enquêter sur un mystérieux tueur transformant les gens en zombies.

 

« DARK SOULS est un film où la mort remplace la vie. Généralement au cinéma, la mort ne dure qu’une fraction de seconde, c’est pourquoi nous voulions la montrer plus longtemps et nous servir de ce concept pour appuyer notre propos écologique. Le sang contaminé devient noir, toutes déjections humaines deviennent pétrole et fait pourrir de l’intérieur le corps de Johanna ce qui la fait ressembler de plus en plus à un zombie. Or notre idée de base n’était pas de faire un film de zombie de plus - même si nous adorons le travail de Georges Romero – mais de traiter la figure de la « contamination » et du « mort-vivant » d’un point de vue politique et économique.

En effet, cette contamination doit être vue comme une métaphore de notre monde post-industrialisé, mondialisée et interconnectée. Il y a une analogie certaine entre le flux de liquide noir qui prend le contrôle du corps de Johanna - et des autres victimes - avec le flux de pétrole qui irrigue notre économie, dénonçant ainsi la cupidité impitoyable de certaines compagnies pétrolières, qui recherchent toujours plus de profits, tout en négligeant leur impact dévastateur sur l’environnement et notre santé.

DARK SOULS doit sonner comme un avertissement pour les générations futures... et le fait de l’avoir tourné en Norvège est loin d’être anodin ! »

 

Produit, écrit et réalisé par Mathieu Péteul et César Ducasse - avec Morten Rudå, Kyrre Haugen Sydness, Ida Elise Broch - musique originale de Wojciech Golczewski

 

Date de sortie : 2010 - durée : 95 min

REVUE DE PRESSE

 

« DARK SOULS est un film à la réalisation passionnante. L'image est très belle, les décors excellemment bien exploités, et le petit budget n'est jamais perceptible, les ambitions du film se trouvant dans son histoire. » www.sueurfroide.fr

 

« La structure en cadavre exquis de DARK SOULS lui donne un charme fou, entre l'humour pince-sans-rire des séries anglaises, le drame pathos et une mise en scène ténébreuse et contemplative à la Kiyoshi Kurosawa (KAIRO), le métrage n'a de cesse de se dérober, de changer de ton et de tempo, comme s'il se construisait, se trouvait sa propre identité directement devant les yeux du spectateur. » www.freneticarts.com

 

« Le mal venant d’une plate-forme pétrolière et sa transmission de matière noirâtre, assimilée à un cancer, veut-il indiquer une parabole sur le pétrole, nouveau cancer de notre société ? Le forage pétrolier étant l’une des forces économiques de la Norvège, le parallèle est assez bien vu. » www.devildead.com

 

« DARK SOULS est un film original où le rythme peut prendre ses aises avec les accélérations, se poser un temps, où rien n’est finalement résolu, où tout est finalement expliqué, où l’on est pris parfois d’un sentiment d’angoisse irraisonné, où l’on a souvent envie de souffler au personnage ses actions : n’y va pas, grouille-toi, fais gaffe, explique-toi mieux. » www.revueversus.com

 

« Le duo à la manœuvre anticipe ô combien l'ambiance engluante d'UNDER THE SKIN tout en recyclant le gimmick foreur du DRILLER KILLER d'Abel Ferrara. Et livre une copie saisissante d'un pessimisme forcené... » L'Ecran Fantastique

 

« Un vent frais salvateur nous est venu de Norvège, et deux jeunes réalisateurs français talentueux en sont la cause. On ne peut que leur souhaiter de poursuivre dans cette voie. Les qualités démontrées dans DARK SOULS sont en tout cas fort prometteuses. » www.psychovision.net

 

« DARK SOULS installe progressivement son petit charme par sa modestie même, cet éloge du système D, du film artisanal fait avec rien du tout. » www.culturopoing.com

 

« Avec ses zombies d’un nouveau type sur fond de complot industriel, DARK SOULS se révèle comme une agréable surprise qui multiplie les morceaux de bravoure. » www.celluloidz.com

 

« DARK SOULS est la preuve du pouvoir de l’imagination sur le manque de moyens financiers. Avec son grain cinéma qui lui donne un look ancien et organique, hérité d’un tournage en 16mm, ce petit divertissement et premier long métrage rudement bien fichu, inventif, drôle, sombre et respectueux du genre horrifique, révèle deux auteurs prometteurs. » www.dvd.fr

 

« Fluides visqueux, figuration iconoclaste des zombies, conclusion ésotérique, cela rappelle effectivement le cinéma japonais, tout en s'inscrivant dans l'ambiance locale via une légende urbaine touchant aux conséquences écologiques des gisements off-shore. DARKS SOULS est l'une des rares découvertes que nous ayons faites cette année à Cannes. » Gilles Esposito / Mad Movies

RUINES DU TEMPS

Dans mes rêves agités, je traverse les limbes...

 

Elsa, une jeune femme ayant subi un avortement, revient sur les traces de son enfance à la recherche de son innocence perdue.

Elle se réveille dans un sous-bois, au fin fond d’une vallée. Tenant dans ses mains un fœtus mort, elle l’enterre sous un tapis de lierre. Alors qu’elle se lave les mains dans la rivière, des larmes de sang coulent sur ses joues…

 

« Pour ce film, j’ai voulu peindre le portrait intérieur d’une femme, en proie au doute et au désespoir, à la suite d’un événement traumatisant. J’évoque ce sujet grave par des images de nature poétique et dramatique, sans aller vers l’expressionnisme, mais plutôt vers le naturalisme fantastique. Des visions macabres entrecoupent de longues plages contemplatives et mystérieuses.

Un monde à l’ambiance atmosphérique et singulière se crée sous nos yeux. Le décor naturel, filmé de façon statique, permet de mettre l’accent sur l’action et le texte. Dans le déroulement, on y voit Elsa traverser peut-être l’après-mort ou seulement le temps de la survivance après le drame. L’utilisation de la voix off permet d’explorer l’intimité du personnage, de verbaliser ses tourments. Elsa, piégée dans un monde hors du temps et de l’espace, se transforme peu à peu en spectre, si bien qu’elle tend à disparaître dans les ruines du temps.»

 

Produit, écrit et réalisé par Mathieu Péteul - avec Maïko-Eva Verna, Katrina Brackeen et la voix de Sofia Atman - maquillage effets spéciaux de David Scherer - musique originale de Maninkari.

 

Date de sortie : 2016 - durée : 9 min

 

La musique originale des RUINES DU TEMPS est disponible en vinyle sur le label Three:Four records.

 

 

« La musique est par excellence l’art du temps, qu’elle s’en arrange, l’accompagne, le distorde, ou tente de l’escamoter jusqu’à jouer son immobilité.

Qui a connu l’insomnie sait que dans la nuit, le temps se distend, plus rarement se comprime. Ainsi certaines séquences du court-métrage (le courant du torrent…), ainsi la musique de Maninkari qui, hors du souffle et du bourdon ténu, fait naître une vague d’inquiétude par la réverbération du synthétiseur.

Ailleurs, le violoncelle dont la tonalité a été abaissée d’une octave, se trouve lui aussi sujet à l’effondrement du temps, abaissé, alenti pour plus de nuit. Cette messe nocturne est une porte, une courte cérémonie qui ouvre sur la suite d’un album où brume et cheveux d’une lumière résiduelle s’entrelacent jusque dans le souffle. Comme l’alvéole piégée, happée de la sorte, la note et ses harmoniques ondulent.

Le présent (qui se dérobe), la forêt, deviennent environnements d’inquiétude avec lesquels il faut désormais s’accorder, claudiquer en compagnie des percussions, tournoyer en frôlant la dissolution dans le sillage du drone métallique.

Les pieds dans l’humus, le crâne dans l’éther, on reconstruit, de conserve avec l’héroïne, un périple dans l’instance du souvenir magnifié, enchanté. Descente ou ascension, toujours dans le souffle de la nuit zébrée, avec pour seul repère une voix à la croisée des chemins (Sofia Atman), dont la résonance s’entend bientôt dans la pièce Limbo, parente du Lux Æterna de Ligeti, et encore dans l’ultime The Forest is Madness, où le bourdon du chant lointain sonne comme le plus fantomal des appels à s’ensauvager dans la nuit. »

Denis Boyer / feardrop.net

Cinéaste français, travaille et vit à Paris. Diplômé de l’ESRA en 2001.

 

De 2007 à 2010 en Norvège, il co-écrit et co-réalise, avec César Ducasse, son 1er long-métrage : DARK SOULS (Mørke Sjeler) où Morten Rudå interprète un professeur de musique prêt à tout pour retrouver l’agresseur de sa fille. C’est un film d’horreur satirique et stylisé, qui utilise les références du genre pour appuyer un propos écologique.

Sélectionné dans une cinquantaine de festivals internationaux dont les prestigieux Sitges et BIFFF avec deux nominations au prix Mélies d’Argent, DARK SOULS revient en Norvège où il sort officiellement en salle (janvier 2011).

 

Après ce succès, Mathieu réalise un court-métrage expérimental dans une vallée perdue en Bretagne, RUINES DU TEMPS (Ruins of Time), où Maïko-Eva Verna interprète une pianiste en pleine crise identitaire. Vertigineuse plongée dans le subconscient féminin, le film est salué dans les festivals du monde entier (Fargo, Amarcort, Columbus...) pour son audace formelle et sa recherche esthétique.

 

RONDE DE JOUR (Day Watch), tourné en mai 2017 à l'occasion d'une exposition d'André Dussoix au château d'Oron, explore la frontière entre l'art contemporain et le cinéma. À mi-chemin entre le documentaire et l'expérimental, le film suit les déambulations d'une visiteuse, Marie Ruchat, dans un lieu labyrinthique chargé d'Histoire.

RONDE DE JOUR

André Dussoix expose une centaine d’œuvres au Château médiéval d’Oron.

 

RONDE DE JOUR est un film d’atmosphère expérimental qui explore les connexions possibles entre art contemporain et cinéma. Marie Ruchat joue une visiteuse qui se perd et se confond dans les méandres du château, parmi de grandes toiles de lin suspendues le long du chemin de ronde.

 

« Mon principal défi fut de rendre compte de la richesse de l’exposition et des signes émis par l’artiste dans un lieu aussi chargé d’histoire, sans nécessairement avoir recours au discours ou à la voix off.

J’ai décidé de mettre en chapitres le film en utilisant les intertitres pour orienter et guider le spectateur à la façon d’un film muet. Les séquences sont elles-mêmes fragmentées par une disparité colorimétrique (la couleur côtoie le noir & blanc), et aussi par une disparité temporelle (timelaps, ralentie), tout en conservant une unité avec la musique ou les ambiances sonores.

L’intervention de l’artiste en interview permet d’approfondir ce qui est déjà exprimé en image et en son. J’ai choisi de créer des atmosphères différentes avec des ambiances originales et cinématographiques, dans une recherche d’émotion pure en utilisant la beauté du lieu et la puissance des œuvres exposées. »

 

Produit et réalisé par Mathieu Péteul - coproduit par André Dussoix - avec Marie Ruchat - musique originale de Akousma

 

Date de sortie : 2018 - durée : 26 min

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58, rue Rambuteau

75003 Paris, France

mathieupeteul@gmail.com

 

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